mercredi 19 janvier 2011

Souffle le vent du sud

18 janvier 2011, Adelaïde, South Australia

Nous avons quitté la Yarra Valley il y a un peu plus de 10 jours. Après avoir dit au revoir à tout le monde, déposé le cash à la banque, vérifié les niveaux du van, et fait le plein d'essence et d'eau potable, on a mis le cap sur l'ouest. On traverse Melbourne City d'est en ouest et on bivouaque au sud ouest de Melbourne, à quelques kilomètres de la station balnéaire de Geelong.



Le lendemain, direction la "Great Ocean Road", décrite par les guides comme la route la plus impressionnante d'Australie. On arrive à Torquay, capitale australienne du surf et point de départ de la "Great Ocean Road". Changement assez brutal de température ; l'air est brûlant, le vent chaud, le soleil assommant. On s'arrête à Bell's Beach se baigner et faire un peu de plongée. L'eau est glaciale, et ça fait un peu mal à la tête.



Une fois nos corps suffisamment acclimatés aux nouvelles températures, on entame cette fameuse "Great Ocean Road", et les guides n'ont pas menti : c'est absolument magnifique ! La route sillonne à flan de falaise et offre des panoramas exceptionnels. Rochers déchiquetés qui pointent hors d'une mer turquoise, falaises verdoyantes de végétation qui se fondent dans le sable blanc des centaines de petites plages et criques qui se succèdent. Isabelle devient une pro de la photo-en-voiture. Elle n'en est pas à conduire et prendre des photos en même temps, mais presque !



Arrivés à mi-chemin de la "Great Ocean Road", on trouve sur le "Camp 5" un camping gratuit et sympa au bord de l'embouchure d'une petite rivière. On roule, très confients, pendant quelques kilomètres sur une piste de sable. Un 4x4 aurait été le bienvenu mais le pilote qu'est Isabelle s'en sort à merveille. On arrête le moteur près de la petite rivière en question. Les barques de pécheurs rentrent de l'océan avant la tombée de la nuit et la wildlife nocturne semble s'activer dans les feuillages (j'ai cru voir les oreilles d'un wallabie, et Isabelle a rien vu du tout ; les herbes étaient un peu hautes quand même). On dîne paisiblement devant le magnifique coucher du soleil, ce soleil qui nous a tant fait souffrir cette journée, qui illumine à présent les collines de ses tons rouge-orangé, et qui nous réveillera demain matin pour briller encore et encore tout la journée, planté dans le bleu infini du ciel vierge de nuages...


Et non, il pleut ! On reprend la route, habillés du maillot de bain de la veille, associé au bonnet du jour. On découvre les paysages les plus touristiques (et non moins magnifiques) de la route ; des avancées de terre sur la mer, que la force des vagues a au long des années détaché du continent. Elles ont chacune leur nom : les "Twelve Apostles" (les douze apôtres), "The Arch", "The London Bridge", "The Grotto", "The Bay of Islands"...




On quitte enfin la "Great Ocean Road", mais on continue de rouler sur les routes côtières en direction de Adelaïde. On arrive à Port Fairy, où on se douche dans un caravan park. On continue quelques centaines de mètres vers la pointe de Port Fairy, et on tombe sur une plage de rochers et de broussaille. Le soleil, totalement absent toute la journée, se décide soudain à se montrer quelques minutes avant de se coucher, nous offrant encore une fois un magnifique panorama ("Le plus beau coucher de soleil de ma vie !" dixit Isabelle. Moi je saurais pas dire si c'était le plus beau de ma vie, mais il est dans le top 10 en tout cas !) On rencontre un Australien qui zozotte avec qui on discute un petit moment. Il nous prend en photo, et nous conseille un spot de pêche et un endroit où dormir (tout au bout de la pointe). Isabelle et lui m'ont juré d'avoir réussi à voir le rayon vert des derniers instants du soleil.


On se pose donc tout au bout du chemin, face à l'océan. La nuit est absolument splendide. Le vent pur saturé d'embruns nous fait un grand bien, et nous nous endormons paisiblement. Isabelle s'est même réveillée quelques minutes pour admirer le lever du soleil qui paraît-il était magnifique. Moi, j'avoue que j'ai le sommeil un peu lourd...




On continue tranquillement notre chemin. A Portland, on fait un petit crochet par Cape Nelson. Tout au bout, il y a un phare, juché sur d'immenses falaises escarpées. On s'approche très prudemment de ces falaises (Isabelle a un peu peur de s'envoler à cause du vent...). C'est magnifique. On dort sur place, dans le National Park, bercés par le ronronnement des éoliennes et la brise marine.


200m. C'est à peu près la distance qu'il nous faut quand, roulant à 80 km/h sur une route droite, on voit un animal au bord de la route, on réalise ce que c'est, et enfin on décide de s'arrêter et de faire demi-tour pour s'en approcher. C'est la première fois qu'on voit un koala d'aussi près, est aussi vivace. Celui-ci doit être sacrement en manque d'eucalyptus ; il veut absolument traverser la route malgré les gros camions qui passent à 100 km/h. A la fois sous le charme de cette petite bête poilue et effrayés de la situation, on cède un peu à la panique. On essaye de lui bloquer la route quand il y a trop de voitures, Isabelle tente de l'attirer en arrière avec des feuilles d'eucalyptus, et je feuillette à toute allure le Petit Futé pour trouver le numéro d'une association de protection des koalas. Mais l'animal est sauvage, se fait menaçant, grogne de plus en plus, se mouche un peu sur nous (acte toujours inexpliqué), et nous fait comprendre qu'il a vraiment l'intention de traverser. Il commence à avancer, et chaque fois qu'un camion passe, il recule et tremble comme une feuille. On attend que la route soit vide, et on le laisse passer, en n'osant regarder qu'à moitié, et en imaginant le pire. Il arrive de l'autre côté sain et sauf, et on reprend la route.



On est contents d'avoir vu un koala d'aussi près et de lui avoir peut-être sauvé la vie, mais on a le coeur lourd de ce que l'on vient de voir. On se sent honteux d'appartenir à la race humaine, on plie sous le poids de la responsabilité de toutes ces routes construites, ces villes étendues, ces forêts brûlées. Depuis tout petit, on nous dit qu'il y a des animaux en voie de disparition. Ça nous inspire pas grand chose "en voie de disparition". On se dit juste que c'est des animaux qui ont pas trop tenu le coup, qui se sont mal adaptés à la civilisation, mais on a du mal à se sentir concernés. Je peux vous dire qu'on voit les choses différemment quand, le petit koala, kangourou ou wombat qui dit coucou sur les cartes postales, gis au milieu de la route bouffé par les corbeaux et nous oblige à faire un petit écart. De même quand on se balade sur la plage et qu'on rencontre une otarie morte étouffée après avoir avalé un sac plastique. Triste constat de la wildlife en Australie...


Bref ! J'arrête là avec les choses tristes. Il est temps de changer d'état ! On dit au revoir au Victoria, et "Welcome to South Australia" ! On cuisine et mange tous nos fruits et légumes pour respecter la quarantaine entre les états, on se règle sur le nouveau fuseau horaire (un petit décalage horaire de temps en temps, ça fait pas de mal) et on va à la rencontre des paysages de ce nouvel état. Ça commence plutôt bien : Port Mc Donnell, on voit de magnifiques récifs débouchant sur une petite barrière de corail, et Mt Gambier, on découvre le "Blue Lake", un lac qui s'est formé dans le cratère d'un volcan éteint, et qui a un faux air de cuve de déchets liquides d'une usine d'armement nucléaire. Non, sans rire, il est juste un peu bleu, mais c'est purement naturel.


On se douche et on mange au bord de la mer, à Robe. Ville assez hippie. On fait la lessive, vaisselle et internet à Kingston. Ville assez... vide. La côte océanique prend maintenant la direction plein nord à l'approche d'Adelaïde. On roule un peu, et s'arrête dans un camping gratuit au bord de la plage déserte. C'est magnifique et on a encore droit à un flamboyant coucher de soleil ! Seul hic qui rassure pas trop : le très gros serpent qui a traversé la route juste avant d'arriver au camping. On rencontre une famille d'australiens qui vient d'Adelaïde. On discute pendant un bon moment, ils nous conseillent pas mal de choses à faire, et un caravan park très sympa et pas cher sur Adelaïde.


On suit les conseils des australiens rencontrés la veille et on file vers la Fleurieu Peninsula, une péninsule au sud d'Adelaïde. On prend un petit "cable-ferry" (un bac qui permet aux voitures de traverser les rivières, tiré par un câble tendu de part et d'autre de la rivière) à Wellington, et on s'arrête à Milang pour prendre une douche sur la plage. $1 pour 6 minutes d'eau chaude, ce sera une douche froide. Propres comme des sous neufs, on va à Newland Head, sur la Waitpinga Beach, une plage de surf très sauvage. C'est magnifique et on décide d'y passer la nuit. On rencontre un vieux couple d'allemands arrivé en Australie dans les 60's qui rentre de la pêche. On parle de la pluie et du beau temps et ils nous offrent un Australian Salmon qu'ils viennent de pêcher, vider, écailler et couper en filets. Royal !

Le temps pourri nous fait fuir la péninsule plus vite que prévu, et on file vers Adelaïde. Première impression : on arrive par la route côtière, et on se surprend à se retrouver à 10 km à peine de la CBD de la capitale (centre-ville) au bord d'une mer d'huile turquoise, pouvoir se garer plus que facilement, et être quasiment tout seul, sans passer par des bouchons, des 2 x 3 voies avec des milliers de voitures qui klaxonnent dans tous les sens. Ambiance paisible.

Objectif de cet aprem : me relooker ! Il faut dire que je me suis un peu laissé aller ; mes chaussures sont pleines de boue et de mûres écrasées, mes cheveux poussent dans tous les sens, ma barbe me grimpe jusqu'au yeux, et à force d'avoir une alimentation saine, j'ai un peu trop maigri pour mes fringues françaises. Pas question de faire un entretien d'embauche dans cet état là, et on a rendez-vous pour le boulot de photo dans 2 jours ! A la fin de l'aprem, je suis rasé, cheveux coupés, jean serré et tee-sheart pas 10 fois trop grand. On est prêts ! On s'installe dans le caravan park que nous avaient conseillé les australiens rencontrés à la plage.


Samedi matin, Amy, la boss du boulot de photo responsable du South Australia, appelle Isabelle pour nous proposer de faire un test d'une heure. A midi, on rencontre l'équipe dans un shopping center et on commence le test. Objectif : réussir à ramener trois familles au studio photo itinérant pour qu'ils fassent prendre leurs enfants en photo. Isabelle met en pratique ses connaissances d'animatrice (BAFA) et de commerce (licence) et réussit haut la main son test. Pour ma part, je suis beaucoup moins à l'aise et termine le test sur un score vierge.

Une décision s'impose. Après le test, il y a une période d'essai. Si on la fait ensemble, il y a de grandes chances pour que je pénalise Isabelle qui semble faite pour ce job et qui a vraiment envie d'être prise. Si on laisse tomber ce boulot parce qu'il ne me convient pas, on passe à côté de la chance d'avoir un boulot très bien payé qui nous permet de voyager, de faire d'immenses progrès en anglais et d'apprendre le métier de photographe.

On décide de partir chacun de son côté, Isabelle avec le boulot, et moi avec le van. C'est dur, mais ce n'est qu'un "à très bientôt" et ce sera très bénéfique pour l'un comme pour l'autre. Quand on se retrouvera, on sera je l'espère pratiquement bilingues, on aura chacun appris à se débrouiller tout seul, et on se racontera toutes les choses incroyables qui nous sont arrivées.

Amélie, notre maman de Sydney, est en voyage d'affaire à Adelaïde. On va boire un coup avec elle et elle en profite pour nous passer le courrier qu'elle a reçu à notre nom : l'assurance et la vignette de la voiture à payer pour l'année 2011 ($1100, aïe...). Lydia, la big boss, contacte Isabelle et lui explique qu'elle reste deux jours à l'essai à Adelaïde et qu'après, elle sera intégrée à une équipe itinérante. Pour fêter ça, on s'autorise une nuit dans un camping de luxe ! On se fait 2 heures de tennis, 1 heure de piscine, on se prend un bonne douche et Isabelle se prépare à son premier jour de boulot.


Je l'amène au shopping center à 7h15 du matin (on a un peu oublié ce qu'était de se lever tôt) et la récupère, exténuée, des cloques aux pieds parce que bon, les chaussures K-Mart à $10, c'est pas cher, mais c'est pas terrible, mais contente d'avoir réussi sa journée. Elle avait pour objectif de ramener 5 familles, et elle en a fait 7. Pour fêter ça, les pieds nus dans les rayons du Coles, elle choisit d'acheter les vrais "Tim Tam" (équivalent en notoriété au BN ou au Petit Ecolier en Australie) et non la sous marque "Triple Choc" qu'on avait l'habitude d'acheter. Ça lui fait passer un peu la douleur quand elle se désinfecte les cloques à l'alcool à brûler.

Je pars demain. Voyons ce que l'Australie nous réservera de beau...

lundi 10 janvier 2011

Blackberry picking

06/01/2011
Lilydale, Yarra Valley, Victoria

Oihan :
"Hi ! Do you have change in $1 coins please ?"
"Well... No, sorry !"
"No worries, bye !"
C'est toujours le même problème. Dès qu'il s'agit de faire notre lessive mensuelle, les "laundry machines" ne fonctionnant qu'avec des pièces de $1, c'est la chasse à la monnaie. Cendrier du van, poches des pantalons, sac à dos, petit trou à côté du levier de vitesse... Mais on tombe toujours sur des pièces de $2, et les magasins alentours de la "laundrette" en ont je pense marre de se faire piquer tout le temps leurs pièces de $1 par des backpackers en rade de linge propre.
Aujourd'hui j'ai dû marcher jusqu'au sex shop de Lilydale pour obtenir mes précieuses petites pièces dorées. Et alors que mes deux machines à laver, lancées avec une synchronisation digne d'un départ de 100m haie, font tranquillement leur boulot, je vous écrit ces quelques mots.


Nous sommes arrivés dans la magnifique Yarra Valley il y a presque un mois, et nous ne nous sommes toujours pas acclimaté à son, permettez-moi l'expression, facteur climatologique de 1 pour 10 : 4°C le matin, 40°C l'après-midi.
Nous avons suivi les instructions de Andrew, conseiller en emploi à l'Armée du Salut, qui, soit dit en passant, doit être un entreprise du même rang que Microsoft ou Coca Cola aux USA vu son omniprésence sur le pays-continent.

Nous avons donc été rendre visite à la ferme de Ian au 1005 Gembrook Road. Ce boulot est en apparence assez simple : ramasser des mûres de préférence mûres, les ramener aux "checkeuses" (contrôleuses), 3 teenagers australiennes, les peser, les emballer, et empocher les dollars.



Une fois la ferme trouvée, la question se pose : où va-t-on dormir ? On ouvre cérémonieusement le "Camp 5", Atlas recensant tous les campings payants ou sauvages d'Australie, priant les dieux du backpacker (voyageur) pour que le 1er camping gratuit ne soit pas à 100 bornes d'ici. Et là, "aaaaaahh" (petites voix angéliques et gammes pentatoniques majeures à la harpe symphoniques)....

Ah, deux secondes, ma machine est terminée, je récupère le linge et je suis à vous.
Voilà, j'en ai profité pour dire au boss de la laverie que le sèche-linge de gauche noircissait les fringues.

Bref, j'en étais où... ah oui ! On découvre donc dans le Camp 5, qu'à 10min de la ferme, on peut dormir gratuitement dans une forêt ! Bon, bien sûr, pas d'électricité, pas de douche, pas d'eau potable. On s'installe à côté d'une petite rivière, sous de grands eucalyptus, sans savoir qu'on va finalement rester 3 semaines dans cette forêt, et même y passer Noël.


On passe donc 3 semaines dans cette forêt ; debout à 6h pour aller ramasser des mûres, douche solaire quand il ne pleut pas, piscine de Yarra Junction quand il pleut trop pour aller travailler. On prend même un abonnement à la bibliothèque pour pouvoir aller sur internet et emprunter des dvd...

On fait la rencontre de Mick et Zanette, un couple de cinquantenaires australiens, qui vit dans une caravane et ramasse des fruits toute l'année, un peu partout en Australie. Ils sont adorables ; ils viennent tchatcher tous les soirs, nous offrent des bières, nous proposent de nous servir de leur groupe électrogène pour recharger nos portables, de leur hache pour débiter le bois, nous donnent des plans pour trouver du boulot et même des conseils de pêche !

On fait aussi la rencontre de Jean-Eudes, Charlotte, Vanessa et Quentin, 4 français qui voyagent dans un 4x4 intérieur léopard. Un soir de grand froid, alors qu'ils arrivent tard au camping, ils nous demandent de partager notre feu pour réchauffer leur haricots blancs. Le lendemain soir, sous une pluie battante, on demande asile sous leur grande bâche et on fait un repas tous ensemble. Le sur-lendemain, on va tous bosser ensemble dans la même ferme, et de fil en aiguille, on va se créer une petite famille dans la forêt : papa maman Mick et Zanette, et leurs 6 enfants adoptifs français.


Pour Noël, chacun prépare un peu le repas ; Quentin s'occupe de l'apéro et du vin, Isabelle des petits fours, Jean de l'entrée, Vanessa et moi du plat et Charlotte du dessert. Honnêtement, je n'imaginais pas qu'on se péterait autant le bide en pleine forêt. Tout était excellent et préparé avec amour !

Le lendemain, faute d'ouvrir les cadeaux, c'est pêche au bord du lac ! Mick nous a offert des gros vers de terre, et on essaye tant bien que mal de jeter notre ligne entre les nénuphars. Quentin réussit à pêcher 2 "redfin" (petits poissons d'eau douce à nageoires rouges) mais suite à un long débat sur la cruauté de la pêche et de la chasse, le régime végétalien, le respect de ses convictions et les méthodes des abattoirs, on a relâché les poissons agonisants.



Isa:
Après Noël, nous avons continué à travailler dans cette petite ferme, à l'ambiance familiale.
La saison est très mauvaise cette année. Les pluies sont ravageuses pour l'ensemble du pays : l'Est est inondé, les fruits ne poussent pas ou sont très endommagés, les agriculteurs et les fruit-pickeurs comme nous sont donc au bord de la faillite.



On ne gagne pas beaucoup d'argent mais je prend quand même énormément de plaisir à travailler car apparemment, j'ai été nommée "meilleure pickeuse de la ferme". Mon ascension ne s'est pas arrêtée là : quelques jours plus tard, je suis montée en grade et suis passée "checkeuse". Mon rôle étant d'enlever les mauvaises mûres des barquettes ramassées par les pickeurs. Étants payés en fonction de la quantité de mûres survivantes après le checkage, les pickeurs ne voient les checkeuses que comme des freins à leur succès. Difficile donc pour moi de passer de l'autre côté de la barrière et de supporter les regards tueurs de mes anciens collègues. J'en refuse même de checker Oihan.



Pendant ce temps, nos amis ont trouvé une ferme plus grande, où il est possible de s'installer pour y vivre. 2 frigos, 4 prises électriques, 6 toilettes, une douche et 4 lavabos pour 40 personnes : le grand luxe pour nous ! Seul bémol : 80% des travailleurs sont français. Nous décidons quand même de céder à l'offre alléchante de la grande ferme, nous sommes quand même là pour gagner de l'argent, ne l'oublions pas !

C'est bête, mais on a tous mal au coeur de quitter Mick et Zanette.
Petite photo souvenir.



Tout ce passe bien dans notre nouveau "chez nous", il y a bonne ambiance. Les gens sont là depuis plus d'un mois et nous appellent "les nouveaux".



31 décembre déjà ! Tout le monde se pomponne avant de prendre le métro pour Melbourne City. Attention les bouseux vont à la ville ! Les filles sont en robe et talons et les mecs ont sorti leur seule chemise pour l'occasion : c'est vraiment drôle à voir. 

Sachant qu'en plus, il fait une chaleur insupportable (40°C) donc tout le monde est déjà en sueur après la douche.
Nous sommes rentrés à 07:00am, une partie de pétanque (normal...) et au dodo ! Très bon réveillon.

Quelques jours plus tard, j'ai eu Lydia, la boss du boulot de photos au téléphone. Elle me confirme que je peux rencontrer son équipe à Adélaïde le 15 janvier. J'attend son message pour l'adresse exacte. On décide donc de quitter la ferme de Blackberry, après l'anniversaire de Jean bien sûr !

06 janvier : on reprend enfin la route pour plus de 1000 bornes !

mercredi 15 décembre 2010

Melbourne

Toolangi (Victoria), 20h34 :


Vous nous avez détestés quand, au bord de la cheminée, la pluie à la fenêtre, vous regardiez nos photos de sable fin et mer d'huile... Vous allez pouvoir vous venger !! Depuis exactement 2 semaines, la météo a complètement pété les plombs dans le Sud-est de l'Australie !

Après être passés chez nos amis Amélie et Yannick à Sydney, on a pris la route pour Melbourne. Aux alentours de Sydney se trouve un National Park où de magnifiques montagnes d'eucalyptus, les "Blue Montains", émettent des gaz, formant un nuage bleu dans la vallée (d'où leur nom). C'est un des incontournables de la région de Sydney.
Voici la photo de notre détour :
Admirez de somptueuses chutes d'eau en second plan.

Il y a essentiellement 2 routes qui lient Sydney à Melbourne : celle de l'intérieur qui passe par Canberra, capitale officielle de l'Australie, ville administrative faite de bureaux et de jardins, qui ne nous intéressait pas vraiment ; et la route côtière, magnifique route selon les guides. On avait pour plan de faire de la plongée tout le long de la côte avec nos nouveau masques et tubas.

Petite aparté pour mes soeurs : vous vous souvenez du Dessin animé qu'on regardait à la TV, " Les Snorky" ?? Et ben grosse révélation pour moi, tuba en anglais ça se dit : snorkel ! fin de l'aparté.

On avait donc très envie de faire de la plongée mais on a vite laissé tomber, vu les trombes d'eau qui nous tombaient dessus chaque jour.
On a quand même longé de magnifiques falaises dont certaines d'entre elles étaient formées de roches volcaniques...
Oihan ? Explication !

C'est en fait un phénomène volcanique très commun que, j'en suis sûr, vous connaissez tous ! Le magma, roche en fusion, libéré par les brèches lithosphériques du plancher océanique (pour faire simple, disons de petits volcans marins), se fige au contact de l'eau. 
On pourrait penser que ce type de refroidissement soit très rapide et brutal pour ce malheureux petit magma, vu l'effet qu'a une goutte d'eau sur une allumette incandescente, mais en réalité, la très basse température des bas fonds océaniques n'est qu'une broutille comparée aux quelques milliers de degrés qu'atteint la roche en fusion ! 
 
Le magma va donc refroidir relativement lentement, et donc créer une roche volcanique particulière : le basalte. Comme on est en situation d'éruption océanique, on parle vulgairement de "coussins basaltiques". Et c'est ce qui fait que, parfois, au bord des plages, on peut trouver des cailloux très ronds et lisses, semblables à des coussins ! 
Mais la magie géologique ne s'arrête pas là : l'éruption pouvant durer un certain temps, les coussins basaltiques peuvent s'empiler les uns sur les autres, et les uns à côtés des autres, formant ainsi des colonnes (tuyaux d'orgues). Ces colonnes, soumises à de fortes variations de température, vont tour à tour se dilater et se rétracter, et, par effet de collisions entre les colonnes, celles ci vont adopter un forme hexagonale, qui n'est pas sans rappeler un nid d'abeille (vu du dessus). Ces merveilles d'"architecture naturelle" vont rester enfouies des millions d'années jusqu'à être révélées à nos yeux par l'érosion des pluies et du ressac des vagues, qui nous laissera le temps de nous ébahir encore quelques millions d'années avant de disparaître à jamais dans les fonds marins...

PS : j'ai volontairement glissé une erreur dans cette explication. J'en appelle à votre petit côté scientifico-detective pour la retrouver ! hi hi hi (qu'est-ce-qu'on s'amuse !)


Je sais il ne s'arrête jamais...


On a pu constater également, que les gens nous mentent ! Tout le monde dit que les kangourous et la "wildlife" en général ne sortent leur bout du nez qu'à la tombée de la nuit. Et bien, faux ! Nous sommes passés dans des villages où, en plein après-midi, des familles entières de kangourous broutaient les jardins des maisons.

               


Depuis notre arrivée, on est devenu complètement gaga de la wildlife (vie sauvage). Dès que l'on va camper dans une forêt ou autre, on se renseigne au préalable pour savoir quels animaux s'y trouvent.

 On a pas mal sympathisé avec les possums

On a encore vu un wombat l'autre jour, on est trop content ! En même temps, la forêt s'appelait la "Wombat State Forest". On n'y été pas allé pour rien !

On a l'habitude de se faire réveiller par des cris de singes provenant des arbres. Et bien, amis bayonnais, ce sont des Kookabura ! Sorte de gros martin-pêcheur qui font énormément de bruit !

On voit aussi beaucoup de perruches multicolores : des rouges et bleues pétard, des grises et oranges... Le matin, quand on ouvre les yeux, on se dit qu'on a quand même de la chance d'assister à ces spectacles *_*

Et sinon, on a beau passer notre temps la tête en l'air, les Koalas sont vraiment en voie de disparition. On en voit jamais.


Après une semaine de route, nous avons passé une semaine pourrie à Melbourne. On a cherché du boulot sous la pluie toutes les journées et passé nos nuits dans un Caravan Park le plus glauque de Melbourne, toujours sous la pluie... On a même appris aux infos que les routes que l'on avaient empruntées pour venir à Melbourne étaient complètement inondées ! C'est une vraie catastrophe pour le pays, surtout en plein été ! On l'a échappé belle.
Cette semaine nous a pas mal dépité. Cependant, Melbourne nous a vraiment plu. C'est une ville très artistique, très rock, très tatouée, très percée, très tramway. On a même été surpris que les gens soient gentils en ville !

À la fin de semaine, on est allé se ressourcer 2 nuits dans une forêt non loin de Melbourne : la wombat forest dont je vous ai déjà parlé.


On a rencontré deux français super sympas avec qui on a passé une soirée au coin du feu. Yoann avait déjà travaillé à Ainhoa dans un restau et connaissait très bien Espelette : QUE LE MONDE EST PETIT !! ça fait vraiment du bien de rencontrer des gens et passer la soirée à parler de nos aventures respectives d'Australie.



Ces 2 nuits là ont atteint les 8°C.... C'est de la folie pour un été ! ça n'a vraiment pas été facile de dormir dans le van. Je crois même qu'on est tombé malade !

Résultat de ces recherches de boulot : grâce à Grégory, le frère d'Ingrid, j'ai eu le numéro de téléphone de Lydia, la boss d'une compagnie de photos pour enfants. C'est le job idéal pour voyager : je dois me rendre dans des centre commerciaux de différentes villes, pour prendre des enfants en photos. Pour cela, on a voiture de fonction et prêt d'appart dans les villes où on se rend. Et tout cela est très bien payé en plus ! J'ai eu deux fois Lydia au téléphone mais rien n'est fait encore, elle doit me rappeler. Elle a l'air intéressée. J'attends...
Pendant ce temps, Oihan ramasse des mûres pour une ferme.



vendredi 26 novembre 2010

Building the van



Watagan Forest National Park, jeudi 25 novembre, 22h08 :


Fruit picking : littéralement "ramassage de fruit". En pratique, le fruit en question peut être la mangue, la cerise, le melon, le raisin, l'ananas, l'orange, ou bien l'oignon géant, si gros qu'invendable dans le commerce et donc destiné à être vendu à Mc Donald, si lourd et profondément ancré dans la terre nourricière qu'il faut marcher à quatre pattes pour le ramasser, et si puant que les fringues avec lesquelles tu l'a ramassé nécessitent trois lavages. Devinez lequel on a choisi...


Il faut quand même savoir que si on a roulé 800 km en deux jours (distance tout à fait raisonnable en Australie), à travers les terres rouges et arides de l'outback australien, c'était parce qu'on avait pris rendez vous avec un employeur d'enlevage de feuilles de vignes pour bosser le plus vite possible. Du gâteau ! On avait juste à couper quelques feuilles de vignes et on pouvait gagner plus de 100$ par personne chaque jour ! Il suffisait juste de se pointer devant la librairie de St George, petite bourgade du sud ouest du Queensland, à 16h30 précises. Ce que l'on a fait. On était devant cette librairie à 16h30. Enfin, c'est ce que l'on croyait pendant une heure d'attente, jusqu'à ce que l'on demande l'heure à un passant et qu'on réalise qu'étant passés d'un état à un autre d'Australie (du New South Wales au Queensland), nous avions reculé d'une heure ! En effet, le Queensland ne passe pas à l'heure d'été. Bref, on re-attend une heure de plus, rassurés, mais l'employeur en question ne vient toujours pas. Pas d'internet, pas de réseau téléphone, et la nuit qui commence à tomber (très tôt du coup).

Bref, on passe la nuit près d'une rivière infestée de moustiques non loin de St Geaorge, et on revient en ville le lendemain gonflés à bloc pour travailler. Sur la vitrine d'un café : "Onion picking, call Michelle, 0416...". On rencontre cette Michelle, qui nous explique que les oignons se ramassent de nuit pour éviter le soleil brûlant. On se dit "cool ! pas besoin de crème solaire ni de chapeau ! " Michelle nous passe une lampe frontale, un ciseau coupe-oignon, et un gilet fluorescent, et nous donne rendez vous pour prendre le bus à 23h30.

Pas inquiets, on passe l'aprem à la piscine, on mange on bord d'une rivière, on tombe en rade de batterie, pas grave, on est en avance, on va marcher et s'occuper de cette batterie demain, et enfin on arrive à l'arrêt de bus. On découvre nos confrères ramasseurs d'oignons, on monte dans le bus scolaire, gros pare buffle anti-kangourou à l'avant, musique country à fond à l'intérieur. On arrive dans un champ. Il semble immense, mais on voit pas grand chose par cette nuit noire... Si ! Tiens, on aperçoit des dizaines de petits points blancs qui dansent, des dizaines de lampes frontales qui s'activent dans le champ. On nous explique : 40$ pour chaque "bin" remplie d'oignons, environ 22 "baskets" pour remplir une "bin". Certains remplissent apparemment 10 bins en une nuit. On va être riches !!

Que dalle, on en a rempli quatre. A deux. En une nuit, de minuit à 10h du matin. Et on avait des cloques, et on puait l'oignon, et on est traumatisés par les oignons on en mangera plus jamais ! Et on a réussi à choper un coup de soleil ! A 8h du matin ! Bref, c'était pas un très bon plan.

Dans notre malheur, ce boulot pourri nous a permis d'assister au plus beau lever de soleil de toute notre vie !  Vers 5h du matin, on s'est assis contre une bin fraîchement remplie, et le ciel qui nous enveloppait comme une cloche à fromage est passé par toutes les couleurs avant que le jour ne pointent. On voyait à 360 degrés une sorte d'arc en ciel sphérique, les fleurs d'oignons du champ en contre jour. Magnifique.

On a eu la "chance" aussi de voir pour la première fois une RED BACK SPIDER !!! (l'araignée la plus dangereuse d'Australie). À force de ramper dans la boue pendant des heures, on devient insensible à ces choses là : c'est moi qui l'ai tuée (isa) ! D'ailleurs depuis ce jour, ça va beaucoup mieux niveau aracnophobie :)

Il nous a fallu à peu près deux jours à nous en remettre, et on a pas pu recommencer. On a donc décidé de redescendre tranquillement par la côte jusqu'à Allandale, pour retrouver Christophe, le cousin d'Isabelle, qui nous avait proposé de nous servir de ses outils pour aménager notre van.



A la tombée de la nuit, on s'est dépêchés de trouver un endroit pour dormir, comme il est conseillé de le faire, pour éviter de taper un kangourou. On a passé la première nuit de notre petit trip dans un camping gratuit. En fait, c'était un sorte de réserve de wallabies, y'en avait partout ! On a roulé à 20 km/h sur 3 km de route caillouteuse et on en voyait sauter de partout ! Et le lendemain matin, c'était la même chose! On s'est tranquillement réveillés au milieu de wallabies et de "cacatoès-à-coup-rose" (je sais pas comment ils s'appellent).


Seul petit bémol au moment de démarrer : la batterie retombe en rade. Et cette fois, on est pas en pleine ville, accompagnés d'onion-pickers et d'un "jump start". On est au bout d'un chemin caillouteux, à 50 km de la première ville. On pousse le van sur 1 km jusqu'à ne plus en pouvoir. Finalement, on marche jusqu'à la route principale, et on essaye de faire du stop. On finit par arrêter un petit "road-train".

*Comme son nom l'indique, le "road-train" est un train roulant sur la route, c'est à dire un camion long comme un train. C'est une sorte de semi-remorque, sur lequel il peut y avoir jusqu'à 5 remorques d'affilée. Ils sont tellement lourds qu'il leur faut au moins 2 km pour s'arrêter. Ils sont équipés de pare-kangourous en ferraille immenses (il y en a même un petit transparent juste pour arrêter les éclaboussures)*

Le "road-train" qui nous a pris était plutôt petit. Il n'avait qu'une remorque, et ne pesait que deux tonnes de trop selon le police de contrôle du poids qui nous a arrêtés. Il nous a lâchés à Moree, où on a pu s'acheter un batterie toute neuve. La femme du garagiste nous a même ramenés jusqu'au van dans une voiture neuve ! Le grand luxe.

On a continué notre route, se rapprochant de plus en plus de la côte, de la verdure, d'un climat plus tempéré, mais aussi de la civilisation, des villes de plus en plus imposantes. On est passés par plusieurs parcs nationaux, histoire de nous rappeler que c'est aussi ça l'Australie, des forêts immenses à la végétation quasi-amazoniennes, ultra dense, ultra humide, à la limite de l'oppressant.




Enfin, on est arrivés sur la côte, un peu au sud de Brisbane. Des plages magnifiques d'un côté de la route, des lacs à perte de vue jonchés d'îlots de l'autre côté.



On a commencé à se prendre un petit rythme sympa : réveil en douceur dans la tente au bord d'une plage, baignade, douche sur la plage, parfois café sur la plage, parfois devant le lever du soleil, puis un peu de route.



C'était sûrement un peu trop paradisiaque pour notre petit démon qui, pour nous rappeler que c'était toujours l'aventure, nous a fait perdre le "boulon-qui-tenait-le-câble-de-la-boîte-à-vitesse". Cette phrase, on a pas arrêté de la répéter par ce beau dimanche, jour de fermeture de la plupart des garages : "we're looking for the bolt wich holds the cable of the gear box".
Avec tout ça, on commence à s'y connaître en mécanique !
Un boulon, une rondelle, une rondelle en caoutchouc qui rentre dans le boulon, une rondelle, bref j'y comprend rien (Isa), mais une chose est sûre, on peut à présent passer les vitesses donc direction Newcastle !



Arrivés à Newcastle, on découvre le port et quelques pêcheurs. "Et si on essayait notre canne à pêche pour la 1ère fois ? On pourrait manger notre poisson ce midi !" Le temps qu'on comprenne comment lâcher du fil, il était déjà 14h.  (je sais j'exagère...) On est donc partis en ville, toujours avec notre envie de manger du poisson. On se gare. Cool ! on lit sur le panneau qu'on a 2h gratuites pour l'emplacement. On marche 5 minutes et se rend compte qu'il fallait quand même mettre un ticket. Demi-tour : $ 86 d'amende !!! aie... bon ben sandwich. Adio Newcastle.



40km plus tard, nous voilà au coeur de la Hunter Valley, au milieu de kms de vigneraies, à Allandale. Au bord de la route, on aperçoit un troupeau de kangourous. Grandiose.



Quelques mètres plus loin, un ikuriña planté devant une maison vole au vent : on y est c'est sûr ! Accueillis comme des rois, fromage, vin rouge et douche chaude, nous voilà en FAMILLE.
On a passé une semaine chez mon cousin à aménager le van.
Après un abonnement au Bunnings (style Leroy Merlin), une immense aide de Christophe, de bons outils et de nombreuses heures, le résultat est amazing :D
Le van a maintenant le confort d"une caravane voir d'un bateau.
Un lit qui se soulève pour laisser place à une table et des bancs, une gazinière et un évier !


Mesdames et Messieurs, le voici en image :










Il y avait finalement beaucoup plus de boulot que l'on avait imaginé et on a réalisé que, sans mon cousin, on aurait jamais rien construit !
Je lui ai déjà dit 1000 fois mais MERCI Christophe.
Depuis ce séjour, notre van est comme vous avez pu le constater, aménagé, mais il a eu également droit à une révision complète, dont une vidange, un nouveau poste radio avec lecteur CD qui lit les CD gravés s'il vous plaît monsieur, une climatisation, une horloge qui marche, des plafonniers qui marchent (les fusibles ça change la vie !), le volant droit et une bonne direction... fin bref, il est comme neuf !
Nous aussi depuis on est comme neuf, car on a dormi dans un lit pendant une semaine, partagé de supers moments autour de bons repas accompagnés de vins exquis, fait quelques ploufs dans la piscine. Awesome !


J'ai quand même failli mourir mordue par un Brown snake dans le jardin mais c'est déjà de l'histoire ancienne. Plus de peur que de mal !

Baleines, dauphins, Huntsman spider, red back spider, wombat, kangourous, multitude d'oiseaux, brown snake...mais on n'a toujours pas vu de Koalas !!


Christophe nous a conseillé d'aller passer 2/3 jours à Nelson Bay au Nord de Newcastle où parait-il, se nichent nombreux d'entre eux dans les arbres.


Nous avons passé trois jours très agréables dans cette baie, où en effet, on a vu deux koalas, que dis-je, deux peluches !! Trooop mignons.



Pendant ces 3 jours, on a pu essayer notre nouveau van. Et je peux vous le dire, on dort très bien ! Tous les surfers qui passent devant nous font  " Wouaou"


En plus, depuis qu'on a la clim, notre frigo reste bien au frais, du coup on mange plein de produits frais. On repart sur de bonnes bases de voyage. On fait limite Papi Mami...
Tiens en parlant de papi mami, nous voilà partis en direction de Sydney, ou plutôt Manly pour montrer notre maison à roulettes à Amélie et Yannick, nos anciens.



Suite du programme : Melbourne (Victoria). Il paraît que la route Sydney-Melbourne est magnifique !